Actualités

paru le 6 mai 2021 : Fille perdue, roman, 

éditions La Manufacture de Livres

le récit se déroule fin XIXe
Anicette était la petite dernière, la jolie poupée choyée par sa famille. Jusqu’au jour où on la surprend en train de commettre le plus indicible des péchés : poser la main sur son corps, se caresser. Petite fille devenue fille perdue, voici
l’enfant chassée de sa famille et condamnée à grandir entre les murs de «l’institution». C’est là que des religieuses tentent de chasser le vice du corps et des esprits de ces filles de rien. Celles dont les mères se prostituent, celles qui sont nées de 
pères inconnus, celles dont le corps ne ressemble pas à ce que l’on attend d’une femme… Et si la foi ne suffit pas, c’est peut-être à Paris, entre les mains des médecins que ces enfants devront être conduites.
Roman construit à partir d’un fond historique, Fille perdue nous parle d’une époque où la morale et la science conjuguaient leurs efforts pour maintenir le joug pesant sur le corps des femmes.

En Europe de l’Ouest et aux Etats-Unis, la clitoridectomie et l’excision ont été en vogue au XIXe siècle et jusqu’au début du XXe. L’amputation du clitoris seul ou du clitoris et des petites lèvres, sa cautérisation, son ablation ou son écrasement étaient recommandés afin de lutter contre la masturbation, la nymphomanie, l’hystérie, l’homosexualité … « Une telle détermination loin de blesser le sens moral est conforme aux exigences les plus sévères. On fait alors comme tous les jours quand on ampute un membre ; on sacrifie l’accessoire pour le principal, la partie pour le tout », déclare, en 1835, le docteur Léopold Deslandes – cité par Delphine Gardey, dans Politique du clitoris, éditions Textuel, 2019, p 39.

 

 
 

 

 

 

 

 

Lecture de mon livre à paraître

chez Musimot

en corps et en corps

Maison de la Poésie Jean Joubert

78 avenue du Pirée – Montpellier

Accès tram lignes 1 et 4  (arrêt place de l’Europe) – parking – entrée libre   

samedi 28 septembre 2019– 16h30

Rentrée littéraire en poésie 

Partenariat Maison de la Poésie Jean Joubert/ Occitanie Livre & Lecture

16h30: ouverture

17h/18h et 18H30/ 19h30: moments de lectures des poètes et éditeurs participants

20h: échange et lectures ouvertes autour d’un apéritif

La Maison de la Poésie Jean Joubert et Occitanie Livre & Lecture fêtent en partenariat la Rentrée littéraire en poésie.

Poètes et éditeurs présentent leurs parutions récentes, leurs nouveautés, leurs inédits, lors d’une rencontre mêlant exposition et vente d’ouvrages, temps de lectures, de présentation, d’échanges et de signatures. Avec la participation de la librairie La Cavale  (Montpellier)

La Maison de la Poésie Jean Joubert, lieu ressource, membre du réseau MAIPO (Fédération européenne des maisons de poésie), et relais local de la structure nationale Le Printemps des Poètes, a initié l’année dernière cette manifestation qui met à l’honneur éditeurs, revues et auteurs de poésie domiciliés sur nos territoires.

Dans le cadre de la promotion des actualités des auteurs vivant en Occitanie, Occitanie Livre & Lecture s’associe à l’événement porté par la Maison de la Poésie Jean Joubert. Ce partenariat fait écho aux événements « Rentrée littéraire-collection printemps et automne » organisés par Occitanie Livre & Lecture  à Montpellier et à Toulouse, dont l’objectif est de mieux faire connaître les parutions annuelles des auteurs aux professionnels du livre. La Rentrée littéraire est organisée par Occitanie Livre&lecture à la Cinémathèque de Toulouse le 23 septembre.

Auteurs, éditeurs et librairie…

sait-on jamais

                                                   Adeline Yzac & Jean Panossian

                                                               poésie/peinture

                                                            éditions Musimot

           est paru le 23 octobre 2018

une galerie, l’exposition Jean Panossian, dix tableaux qui soudain me regardent, me jettent au visage l’incandescence de leur énigme, me font une demande.

il a fallu s’avancer au plus près, attraper des bribes et des bouts, se laisser traverser, balbutier.

quelque chose rôdait, qui cherchait mes mots, exigeait que je fouille dans la langue, comptait que j’y trouve le poème.

 

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le goût du main dans la main
le mystère
Éditions Musimot
Acrylique Anne Baradel
Sortie le 19 février 2018

 

Des jours à tes côtés,  paru le 12 février 2018 chez Musimot

 
des jours à tes côtés
 
grimper aux échelles pour atteindre les soirs
s’allonger à même le plancher
sous le couvert des ciels     
 
 
 
 
 

Expoésie et La librairie

Les Ruelles Périgueux

m’accueillent le 23 mars 2019, à 11 h pour une lecture….
 
 

 

 

 

 

 

Meurtres du fond des âges

https://www.youtube.com/watch?v=3HoE66Y7y6Y

Dire quelque chose du monde, de l’homme, de l’énigme de chacun, de la tragédie d’être de l’humaine condition. De la tragédie et de la responsabilité.

A toute époque et en tous lieux, les guerres et les misères n’en finissent pas, il faut faire avec la violence que porte le monde et chacun, œuvrer sans relâche à la contenir, ne jamais faillir. C’est ma tâche d’écrivain d’y travailler en puisant à pleines mains dans la langue afin que le désir et la pensée demeurent. Le roman noir permet d’explorer le champ de l’obscur qui rôde en sourdine et tente de faire plier le vivant. Il offre de porter à la lumière, dans l’écriture, la part ombreuse des êtres, non pas pour consoler mais pour consolider. Dans Meurtres du fond des âges, l’héroïne, le gendarme d’élite Elina Seignabous, dit de l’assassin : qui sait s’il n’a pas tué faute d’avoir eu, jamais, un lieu où déposer sa haine ou sa frustration et l’a laissée là, sous l’auvent où il a salement tué ? Un livre permet d’approcher la folie du monde, de donner du sens et d’approcher ce qui se tapit du côté du hors-sens. Les romans noirs sont des écrits de lumière. Dans Meurtres du fond des âges, quelqu’un a décimé un jeune paléontologue au-dessus du corps qu’il étudiait, un cadavre datant du paléolithique et qui montrait avec quelle ferveur les lointains ancêtres enterraient leurs morts. Balbutiements, prémices d’un geste fort face à la grande dame de la Mort. Nos aïeuls se voyaient en hommes, leurs défunts étaient de l’humaine condition, pas des bêtes. L’assassinat sinistre du jeune chercheur révèle qu’en un rien de temps, l’homme peut flamber dans la barbarie. « Que penseraient les ancêtres s’ils revenaient ? Qu’ont fait leurs fils de leur patiente obstination à créer la civilisation ? », se questionne l’héroïne. Quand le trouble ou la fracture se sont-ils immiscés ? Quant au commissaire Ange Rossello-Obarowski, une vérité le harcèle : un individu a assassiné, un homme a abattu un homme. La mort oserait se placer au-dessus de la vie. Intolérable. C’est plus fort que tout. On ne peut accepter pareille provocation.

Meurtres du fond des âges

Deux morts sur un site archéologique, l’abri Mespoulet, aux Eyzies. Un vieux cadavre du paléolithique, quinze mille ans, et le jeune archéologue qui l’étudiait. Pas beaux à voir. Retrouvés dans une posture érotique des plus originales mais vu la différence d’âge, ils ne s’y sont pas mis tout seuls. Ils sont également deux pour lever le voile sur la macabre mise en scène et retrouver l’auteur de la plaisanterie : le gendarme d’élite Elina Seignabous, qui a participé à des missions en pleine jungle sud-américaine, à des actions dans des marigots en Afrique, à des opérations sur les champs minés de l’ex-Yougoslavie et le commissaire Ange Rossello-Obarowski, pied noir, juif et corse, un cocktail turbulent, virtuose de l’obstination et des coups de chauffe. Tous deux percutés d’approcher une fois encore la barbarie, un visage nouveau de la barbarie.

PHRASE EXTRAITE DU TEXTE

« Il y a l’impensable. Ce que l’esprit paisible ou commun ne peut imaginer. La déroute d’êtres pris dans des « actes à côté », par peur, par déni, par maladie et qui parfois débordent et jaillissent au grand jour, vérité absconse, désarmante. L’humanité n’en finit pas de créer de la beauté et de se hisser plus haut que ce qui lui fut promis, et pareillement elle n’en finit pas d’inventer de l’étrange et du redoutable, dans l’oubli de sa part lumineuse.»